Sur la page d’accueil de son site Internet, elle apparaît en maillot de bain, allongée sur le sable fin, les cheveux en bataille. Sandrine Aubert, 27 ans, la taille mannequin (1,81 m, 66 kg) et le regard envoûtant, ose tout. Et assume. « J’aime faire ce que je veux quand je veux et voir les gens que je veux », précise la skieuse des Deux-Alpes.
Samuel Tissot gère désormais les périodes de préparation, les cadres fédéraux prennent le relais pour les compétitions. Le mélange fait parfois des étincelles. En début de saison, lorsque la slalomeuse se perd entre les piquets, elle ne mâche pas ses mots : « J’ai l’impression que le groupe technique est articulé autour des jeunes et des géantistes (NDLR : Tessa Worley et Taïna Barioz notamment) », accuse celle qui se sent alors « incomprise ».
Mi-janvier, elle rend les cadres techniques partiellement responsables de sa disqualification à Flachau. Les comptes se règlent autour d’une table. Sandrine s’en sort en imposant son propre technicien. Ses résultats plaident depuis en sa faveur. Leader un temps au classement de la Coupe du monde, Sandrine Aubert se dit « sereine et confiante » avant le slalom de ce soir. « J’ai vu des choses à l’entraînement par rapport aux autres et puis j’aime ce type de neige qu’on retrouve généralement au printemps. Je sais que ça va le faire », annonce celle qui, petite, affichait des posters de Luc Alphand dans sa chambre. Certainesnuits,elle rêvede sa course olympique. « J’ai déjà réussi à franchir le portillon de départ, ce n’est pas simal ! » plaisante-t-elle.Drôle et déterminée, l’électron libre du ski français n’a pas fini de faire parler d’elle.








































