Or : Suède
Argent : Norvège
Bronze : République tchèque
On n’est jamais passé aussi prêt de la victoire. » Emmanuel Jonnier, le dernier relayeur de l’équipe de France, grimace, amer. A quelques mètres de là, son leader et grand ami, Vincent Vittoz, pleure, allongé dans la neige.
A moins d’un exploit sur le 50 km dimanche,VincentVittoz n’atteindra pas son rêve. Au terme d’un relais 4 x 10 km où ils Ont pris tous les risques hier, n’hésitant pas à mener la danse, Jean-Marc Gaillard, Vincent Vittoz, Maurice Manificat et Emmanuel Jonnier ont échoué au pied du podium. Ce dernier, à la lutte pour la deuxième place avec la Norvège et la République tchèque, a cédé dans les derniers mètres du sprint final. « On y a cru, souffle Jean-Marc Gaillard, anéanti. A un moment, je ne voyais pas comment ça pouvait nous échapper. Mais c’est le ski de fond. Cela ne sourit pas souvent aux Français. » Roberto Gal, l’entraîneur de l’équipe de France, appréhende : « Je dois maintenant gérer mes troupes car les garçons sont tellement abattus… On s’est battu. Dans la vie, il faut un peu de chance. Le staff et les athlètes méritaient mieux. C’est la médaille du con. »Comme en Italie il y a quatre ans, les fondeurs tricolores terminent à la plus mauvaise place.
La France porte réclamation contre la Norvège
Toujours bredouille, le demi-fond français est aussi maudit. A l’image de son leader, Vincent Vittoz, qui a multiplié les bévues à Whistler. Dès la première épreuve du 15 km libre, l’ancien champion du monde de poursuite terminait à la 5e place, à quatre secondes du podium. La malédiction encore en poursuite quand un de ses bâtons se brisait dès les premiers kilomètres.
Et puis, comme si ces Jeux ne voulaient vraiment pas lui sourire, la chute de Cyril Miranda dans le dernier tour du sprint par équipes, qui lui ôtait, malgré une belle bagarre, l’espoir d’une breloque. La quatrième place concédée hier en relais ne fait qu’ajouter une dose de déception à des Jeux au cours desquels il aura vainement tout tenté. Mal récompensé, Vincent Vittoz, qui, à 34 ans, devrait bientôt arrêter sa carrière, ne réalisera pas, à moins d’un miracle, son rêve olympique. Le miracle pourrait pourtant prendre la forme d’un appel déposé hier par la France et la République tchèque contre la Norvège. Motif : les Norvégiens se sont alignés sur la course avec deux paires de skis. Le résultat sera connu dans les trois jours.







































