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Le mal logement «enraciné». La Fondation estime que le mal logement s'est «profondément enraciné» en France. «Le logement est devenu une vraie machine à exclure et à produire des inégalités», résume Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation. Début janvier, un coup d'éclat d'Eric Cantona qui s'est lancé dans la course aux 500 signatures pour la présidentielle, avait pour but de placer le sujet au coeur du débat électoral. Le pari semble bien engagé, puisque quatre candidats ont annoncé leur présence à la présentation du rapport : François Bayrou, François Hollande, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon.
La précarité des plus modestes accentuée.Trouver un logement, en changer ou le garder devient «source de préoccupation majeure» pour les plus démunis, mais également pour les revenus modestes (salariés pauvres, familles monoparentales, etc). Pour Christophe Robert, «les frontières de l'inacceptable sont dépassées», certains trouvant refuge dans des cabanes, des bidonvilles, des caves, des campings, les autres acceptant des logements plus petits, plus loin, plus détériorés.
Le logement accentue ainsi la précarité : selon une étude menée à partir d'une enquête Insee (2006), plus de 4,2 millions de ménages vivraient avec moins de 500 euros mensuels, une fois le logement payé. Les ménages s'adaptent au prix de «renoncements importants» et en recourant à des mécanismes de solidarité qui «ne tiendront qu'un temps», souligne Christophe Robert.
Un contrat social réclamé aux candidats. La Fondation jette un regard critique sur les politiques du logement depuis 20 ans: «La ligne générale des politiques a été de soutenir de façon inconsidérée les marchés immobiliers», explique Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation, selon qui «il manque entre 700.000 et 800.000 logements en France». Le «contrat social» en quatre axes proposé aux candidats imposerait de produire environ 500.000 logements par an, dont au moins 150.000 logements sociaux.
Autre impératif: «Réguler les prix et maîtriser le coût du logement», en revalorisant les aides, en empêchant les hausses à la relocation et en offrant des recours au locataire si son loyer est plus élevé que ceux du marché.
La Fondation demande en outre une «politique de prévention des expulsions» et souhaute que soient imposés aux communes 25% de logements sociaux (20% actuellement).
Leparisien.fr avec A
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