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Contraception : la France peut mieux faire

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, doit recevoir ce matin un rapport très attendu, dévoilé en exclusivité par «le Parisien» - «Aujourd'hui en France». Il pointe un paradoxe français : le taux d'IVG stagne malgré l'arsenal contracep

 
02.02.2010
Les médecins ont beau prescrire la pilule, le nombre d'IVG (interruption volontaire de grossesse) ne diminue pas. C'est la conclusion du rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui sera rendu aujourd'hui à la ministre de la , , et que «le Parisien» - «Aujourd'hui en France» dévoile en exclusivité. Chaque année, on comptabilise près de 200 000 avortements, dont au moins la moitié sur des femmes sous contraception. Comment expliquer ce paradoxe ? Par des accidents de « parcours contraceptif », souvent liés à un manque d'information. « La première visite chez un gynécologue est primordiale, affirme Béatrice Guigues, praticienne à Caen, membre du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Nous mettons en place une check-list pointant toutes les questions à aborder durant cette consultation, comme la prise des comprimés à heure fixe, que faire si on en a oublié un, etc. » Par ailleurs, le recours à la pilule du lendemain, disponible sans ordonnance et gratuitement en pharmacie pour les mineurs, reste faible, notamment en province, où le « pharmacien » est souvent le voisin ou l'ami des parents. Les centres d'IGV fréquentés par des femmes âgées de 17 à 47 ans Pour changer la donne, le rapport préconise notamment « un accès gratuit et confidentiel des jeunes au conseil et à la délivrance des produits contraceptifs, en s'inspirant des expériences menées en région ». Sans la nommer, les inspecteurs de l'Igas évoquent l'expérience du Pass contraception menée en Poitou-Charentes par la présidente de région Ségolène Royal, une proposition que les socialistes ont décidé de défendre à l'occasion des élections régionales. Mais ces erreurs de parcours ne touchent pas seulement les plus jeunes. Les centres d'IGV sont fréquentés par des femmes âgées de 17 à 47 ans. Et pour ces dernières, le manque d'information n'est pas en cause. « Après 35 ans, lorsqu'on a des enfants, un travail et que l'on se sent un peu débordée, la pilule que l'on doit prendre tous les soirs n'est peut-être pas le meilleur moyen de ne pas tomber enceinte », souligne Béatrice Guigues. C'est pourquoi l'Igas préconise de promouvoir les méthodes qui offrent une meilleure observance, comme le stérilet ou l'implant. 
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Le Parisien

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