Trois jours d'exclusion, c'est la sanction dont a écopé une lycéenne d'Etampes (Essonne) pour avoir malicieusement appelé ses camarades à braver le nouvel interdit scolaire. Car au lycée Geoffroy-Saint-Hilaire, on bannit le short, la minijupe, bref le court, et même les jeans troués.
La décision est tombée le jour de la rentrée avec l'arrivée d'un nouveau proviseur, comme le révélait dès vendredi «le Parisien». Aux portes du lycée, les surveillants font le tri et la leçon.
Mais le clin d'oeil ne passe pas. Léa, short à mi-cuisses et collants flashy, accompagne son cri du coeur d'affichettes et de badges, et c'est sur cet argument que la direction l'a sanctionnée : il est interdit d'organiser des manifestations à l'intérieur du lycée. La demoiselle qui tenait les bouts de scotch pour accrocher les affiches a même été exclue une journée.
Jointe ce mercredi matin, la direction du lycée renvoie vers l'Inspection d'académie, estimant «qu'il n'y a pas lieu à débat. Il y a un règlement intérieur, il faut le respecter».
Depuis ces sanctions, le bras de fer continue à Etampes. Mécontents que les amoureux soient séparés, les élèves voudraient bien organiser une journée «the right to kiss», pour avoir le droit de s'embrasser à la récré sans craindre le retour à la case maison.

















