Les huit
syndicats les plus importants de Polynésie ont déposé jeudi un préavis de grève générale à partir de mardi prochain, 18 août. Cette intersyndicale, qui concerne la fonction publique et le secteur privé, réclame l'arrêt des licenciements économiques ainsi que des mesures pour lutter contre la cherté de la vie. Les syndicats critiquent également le fonctionnement de la Caisse de Prévoyance sociale (CPS) - la Sécurité Sociale en Polynésie - et la réforme projetée de la Protection Sociale Généralisée (PSG) en matière de retraite et maladie.
«Nous voulons obtenir de ce
gouvernement cohérence et volontarisme dans la mise en place du plan de relance», a déclaré Patrick Ganelon, secrétaire général du CSTP/FO, premier syndicat en Polynésie. «Jusqu'ici, nous n'avons pu que constater la perte de quelque 5.000 emplois et aucune mesure à court et moyen terme pour relancer la machine économique», a-t-il ajouté.
Pour le gouvernement local, la grève apparaît comme «plus politique que vraiment sociale», fait-on remarquer à la présidence du pays. De même source, on relève que deux syndicats au moins ont réclamé «au pire la démission du gouvernement et de son
président Oscar Temaru et au mieux celle de George Puchon, ministre de l'Economie».
«Alors que nous venons d'avoir le constat officiel que nous sommes en pleine récession économique depuis presque deux ans, pouvons nous nous permettre un arrêt général et pour une durée illimitée de la vie économique de notre pays?», a demandé de son côté Oscar Temaru, le président indépendantiste élu pour la quatrième fois en février dernier.
La Polynésie française est une collectivité d'outre-mer (COM) qui bénéficie d'une large autonomie politique.