«Tout cela, c'est de la psychiatrie lourde». Cette phrase de Vincent Peillon (
PS), diffusée sur la radio BFM puis relayée sur
internet, a ravivé ce week-end la polémique avec
Ségolène Royal après leur affrontement à Dijon une semaine auparavant. Se rapportait-elle directement à l'ex-candidate socialiste à la présidentielle ou bien a-t-elle été sortie de son contexte ?
Interrogé lundi sur France Inter, l'eurodéputé socialiste a assuré qu'elle ne concernait pas Ségolène Royal, mais qu'elle avait été reprise d'«une conversation privée prise au dérobé» et «dans un autre contexte».
«Il y a quelque chose d'horrible qui s'est produit, c'est cette phrase sur la psychiatrie lourde. Si elle a blessé Ségolène Royal, je lui dis très directement: elle ne te concernait pas», a déclaré Vincent Peillon. Il a tenu à préciser que ces propos avaient été enregistrés à son insu, lors d'une conversation avec une journaliste de BFM à laquelle il venait précisément de refuser une interview.
Comme cette journaliste insistait, Vincent Peillon assure lui avoir dit : «Ecoutez Madame, vous savez les oiseaux ne nagent pas, les poissons ne volent pas et vous me demandez de commenter des choses qui n'ont pas de sens: on se croirait dans "Vol au-dessus d'un nid de coucous", tout ça relève de la psychiatrie lourde». L'eurodéputé précise :«C'était une conversation privée prise au dérobé, dans un autre contexte et voilà ce que ça a donné».
Ségolène Royal avait rétorqué après ces propos: «J'ai cru entendre M. Lefebvre plutôt qu'un compagnon du Parti socialiste», allusion au porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre qui lui avait conseillé en avril une «aide psychologique».