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La douane et la police judiciaire traquent les sites illégaux

DA.D. | Publié le 09.06.2010, 07h00

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Depuis hier matin, la jungle des en ligne a une frontière. En accordant 17 licences à 11 opérateurs, la toute nouvelle Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a délimité le périmètre. Reste à faire le ménage dans les milliers de sites illégaux qui fleurissent encore sur . Ce sera la mission principale de l’Arjel, mais aussi des douanes et de la police judiciaire qui vont avoir pour mission de traquer ces « cyberclandés » souvent hébergés dans des pays étrangers mais qui continuent à rester accessibles.


Depuis des mois déjà, les services de cyberdouane ont identifié ce type de délits et récemment des statistiques officielles estimaient à 2 Mds € le chiffre d’affaires annuel des sites de et de jeux illégaux. « La nouvelle loi permettra peut-être de mettre fin à la véritable sauvagerie en cours sur Internet avec plus de 25 000 sites au moins proposant de jouer ou de parier », juge un douanier spécialisé.
La nouvelle loi donne d’ailleurs compétence aux officiers de douane judiciaire pour rechercher les infractions, y compris en participant sous pseudonyme à des actions de jeux illégales pour mieux les dénoncer. Si une infraction est constatée, ce sera au parquet compétent de décider des poursuites, voire de demander des commissions rogatoires internationales pour traquer les fraudeurs dans les pays où sont hébergés ces sites. Ce qui promet d’être compliqué. Le plus sûr moyen d’y parvenir sera sans doute de recourir au blocage des sites interdits en collaboration avec les fournisseurs d’accès Internet sur le modèle de ce qui se fait pour les sites à contenu pédo-pornographique.
La direction centrale de la police judiciaire est aussi sur le qui-vive. Depuis des mois, le service central des courses et jeux surveille la Toile et va pouvoir rapidement dégainer si des opérateurs de jeux dépourvus de licence laissent ouvertes leurs salles de jeux virtuelles. « Il ne serait d’ailleurs pas étonnant, prédit un expert, que quelques procédures soient très rapidement diligentées en guise d’exemple pendant la Coupe du monde de football. »
Hier, en tout cas, plusieurs sites sans licence continuaient d’être accessibles sur Internet. Les plus méfiants d’entre eux affichaient un message d’alerte sur la page d’accueil expliquant qu’il était possible de consulter le site, mais impossible d’y ouvrir un compte en vertu de la nouvelle législation.
 

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