Partiellement inaccessible hier, le musée du Louvre est aujourd'hui fermé en raison d'un mouvement social à l'appel d'une intersyndicale (FO-
CGT-Sud-Unsa). La décision a été prise à l'issue d'une assemblée générale ce matin, et aussitôt appliquée.
Au musée d'Orsay, au centre Pompidou pour le 11e jour, au musée du Souvenir sous l'Arc de Triomphe également, les grévistes contestent le plan d'économie qui consiste à ne pas remplacer un poste sur deux des personnes partant en retraite. Au Louvre, assure Christian Gallani (CGT), «certains services sont plus sévèrement affectés. Dans les PC sécurité par exemple, aucun partant n'est remplacé. Alors que la charge de travail est énorme : les agents de nuit doivent notamment surperviser les travaux, faire les rondes, et travailler lorsque de grandes sociétés organisent des événements privés dans le cadre des activités de mécénat». Au Louvre, selon les
syndicats, 35 postes sont menacés l'année prochaine.
A la direction, on ne répond pas sur les motivations des grévistes. «Nous avons placé des agents aux accès pour qu'ils informent les visiteurs. Les entreprises qui font des travaux ont d'autres accès, et ne travaillent que la nuit en dehors du jour de fermeture du mardi. Mais nous avions un concert à midi à l'auditorium et le public n'a pas pu s'y rendre».
Hier, les syndicats ont été reçus par le ministre de la Culture. «Il n'a apporté aucune réponse, se contentant d'être une courroie de transmission du dogme sarkozyste», dénonce Christian Gallani. «Cette réforme devra s'appliquer», a déclaré
Frédéric Mitterrand jeudi sur France 2.