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25 mai 2012 Mise à jour, 17h09 Toute l'actualité RSS Widget Twitter Facebook Abonnement Abonnement Newsletter Newsletter Mobile Mobile iPad iPad Ajouter en page d'accueil Ajouter en page d'accueil

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FESTIVAL D'ANGOULÊME.

La BD fait du reportage

C'est la tendance du moment : les auteurs de bandes dessinées s'inspirent de l'actualité. Décryptage d'un phénomène à l'occasion du rendez-vous angoumoisin, dont les prix seront décernés aujourd'hui.

 
29.01.2012
Qu'elles parlent de zones de guerre ou de bon vin, cette année, les bandes dessinées stars du Festival d'Angoulême s'adressent davantage aux adultes qu'aux enfants. Dans ses « Chroniques de Jérusalem », parus en novembre chez Delcourt et déjà vendu à 65000 exemplaires, Guy Delisle partage son quotidien de père au foyer expatrié pendant un an en Terre sainte (lire ci-dessous). « Les Ignorants », d'Etienne Davodeau (61000 exemplaires écoulés depuis sa sortie fin septembre chez Futuropolis), raconte l'apprentissage du métier de la vigne par l'auteur au côté de son ami vigneron Richard Leroy, initié pour sa part à l'art de concevoir un livre. Ces deux titres s'inscrivent dans la veine à succès du BD-reportage à caractère pseudo-autobiographique. L'auteur est son propre héros. Il explore le réel avec émotion, humour et subjectivité. Un genre remis au goût du jour par la revue « XXI », qui publie chaque trimestre un reportage d'actualité en quelques planches. Cette nouvelle manière d'aborder les questions de société a permis au neuvième art de toucher un public jusqu'alors méprisant à l'égard de la BD, considérée comme une lecture pas très sérieuse. « De plus en plus d'habitués du rayon sciences humaines n'hésitent plus à fureter du côté de la bande dessinée », remarque Yanis Berrouka, chef de produit BD à la Fnac. Plus proche d'un roman que des comics américains Outre le fond, c'est la forme de ces BD qui a séduit les consommateurs de romans et d'essais. Loin du comics américain ou du 48 pages cartonné franco-belge, elles font souvent plus de 100 pages, proposent des dessins en noir et blanc et une couverture souple, comme de vrais livres. On les appelle les « romans graphiques ». Ce changement de format tient beaucoup au travail de l'Association, une maison d'édition indépendante, appliquée depuis vingt ans à faire des livres sur mesure pour ses auteurs. C'est elle qui publiait dès 2000 « Persepolis », de , série sur sa vie en Iran après la chute du Shah, devenue un à succès. Depuis, tous les grands éditeurs ont développé leur collection de BD atypiques.
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Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique Culture / Loisirs

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