« Harcèlement » de Barry Levinson (1995). L'affiche sur laquelle on voit
Demi Moore, la jupe relevée à mi-cuisses par les mains de Michael Douglas, est d'abord interdite par la Commission de classification des films, puis autorisée par le ministre de la Culture d'alors, Jacques Toubon, après appel du distributeur. Sur le terrain, la mobilisation d'associations familiales conduit plusieurs maires à les faire interdire.
« Larry Flint » de Milos Forman (1997). Le comédien qui incarne le fondateur du magazine « Hustler », dont le
film retrace le parcours sulfureux, apparaît nu, le pubis caché par un drapeau américain, en position de crucifié sur le bas-ventre d'une femme ne portant qu'un string. Condamnée par les évêques, attaquée en
justice par des associations catholiques, interdite par plusieurs maires, l'affiche est remplacée.
« Amen » de Costa-Gavras (2002). L'entremêlement d'une croix gammée et d'une croix catholique avec les acteurs jouant un officier nazi et un prêtre vaut au réalisateur, au producteur et au graphiste (Oliviero Toscani, le photographe provocateur pour la marque Benetton) qui l'a imaginée d'être poursuivis en justice pour diffamation religieuse. Procès perdu pour les détracteurs du film, qui protestent dans de nombreuses villes où l'affiche s'étale librement sur les panneaux publicitaires et à l'entrée des salles. Les projections ont lieu sans incident.