Julien Borrel | 09.11.2010, 11h37 | Mise à jour : 12.11.2010, 15h21
C’est simple. Une cascade de granit, une courbe de sable, un plan d’océan et la ligne nette de l’horizon qui vient couper le ciel. Aldabra, l’île au «Nuage vert», North l’équatoriale, et Denis, navire immobile. Ce sont d’Arros, Silhouette, Bird et l’île aux Cerfs. Ce sont les Seychelles. Ce n’est pas le bout du monde, c’en est un autre.
Niché sur les hauteurs de l’anse Louis, le Maia ce sont 30 villas privées de 250 mètres carrés, d’un goût exquis et d’un luxe discret, disposant chacune d’une généreuse piscine, et donnant – pour certaines – sur la plage. Sensuel, conceptuel et radical dans son projet, ce laboratoire du bien-être bouscule tous les clichés du luxe. N’imaginez pas un dress code, on y débouche les plus grands crus en bermuda sur la plage. Ne concevez pas un menu ou une limite à vos désirs: trois chefs capés sont à votre disposition et exercent leur art à la demande, à toute heure.
Oubliez comptoirs, check-in, passeports, votre buttler vous attend déjà, a préparé un bain parfumé et retenu votre yacht pour une sortie en mer. Il sait vos goûts, et vos plaisirs. Il les devance, invisible et attentionné. Vous ne croiserez aucun guest au Maia, le jardin est immense, la clientèle discrète et invisible. On nous confie que ce sont les émirs du golfe (quatre heures de vol) les princes de la finance ou les icônes du cinéma qui séjournent discrètement ici. Mais aussi quelques hommes d’affaires ou politiques au bout du rouleau. Tous sont attirés par la promesse d’une sérénité profonde, d’une absolue liberté d’être et d’un sens du détail (literie, matières, textures) parfaitement maîtrisé. Plus au sud, protégé par la plus belle plage de l’île, le Banyan Tree exerce un charme d’une autre essence. C’est avant tout le spectacle de sa plage (anse Takamaka) qui frappe l’esprit. Un croissant d’où jaillit la lumière, foulé par la puissante houle d’est, baigné d’une vapeur d’écume et d’iode. C’est ensuite la simplicité rare de l’accueil, si humain et ouvert. C’est enfin une terrasse somptueuse ou l’on terminera sa journée, coiffé d’un panama et vêtu d’un costume de lin, un long drink en main, convaincu de vivre un moment de perfection.
Denis, l’Île majuscule
Mais le voyageur raffiné sait aussi tenir compte d’une contrainte: son budget. C’est pour lui, que le groupe Constance a ouvert cette année à Port-Launay (Mahé) un complexe occupant une large cocoteraie et donnant sur deux très belles plages. Proposant un magnifique Spa Shiseido, l’Ephélia revendique crânement ses 5 étoiles, tout en affichant des tarifs raisonnables. Reste qu’il faut savoir quitter terre avec Paul Horner, capitaine, «Général Manager», et seul maître a bord, après Dieu, de Denis Island, île privée, île hôtel. À vingt minutes de vol en Twin Otter (Air Seychelles), Denis est ce qui se rapproche le plus de l’idée que chacun se fait de l’Île, avec majuscule et puissance imaginaire. Denis est habité par 120 insulaires qui accueillent et cajolent le voyageur. Denis est coupé du monde (pas de portable), mais reliée à tout ce qui compte. Pratiquement autonome, Denis nourrit ses hôtes avec ses propres récoltes (légumes, porcs, volaille, crocodiles) et offre sans doute l’une des tables les plus savoureuses des Seychelles. Doit-on dire que c’est ici, et rien qu’ici dans l’archipel, que l’on sert du lait frais, trait du matin? Que si la clientèle y consomme sa lune de miel, il faut s’imaginer Robinson chic, Lord Jim ou pirate pour en saisir l’essence? Le paradis? Where else?…
Partez avec Air Seychelles (www.airseychelles.com) qui propose, pour la fin d’année, jusqu’à – 40% sur le second billet.
La Parisienne
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