Vingt-quatre heures après l'élection de Miss France, vingt-sept jeunes filles se disputaient dimanche à Divonne-les-Bains (Ain)
la couronne de Miss Prestige National, le concours dissident maintenu
en dépit des pressions exercées sur ses organisateurs.
Samedi, la société de production Endemol et la Société Miss France leur ont adressé des mises en demeure, leur demandant de mettre un terme à l'organisation du concours, placé sous l'égide des fidèles de Geneviève de Fontenay.
Endemol et la Société des Miss France s'appuient sur
un jugement du tribunal arbitral du 7 novembre qui a reconnu, à titre conservatoire, la clause de non-concurrence de Mme de Fontenay la liant jusqu'en 2013 avec Endemol dans le cadre du contrat de vente de la société Miss France en 2002. Une astreinte de 100 000 euros a été fixée par le tribunal en cas de non respect du jugement.
Un concours diffusé sur Facebook
Malgré cette menace, le comité Miss Prestige National a maintenu le gala: pour le comité, la date d'application de l'accord arbitral est fixée au mois de janvier. Et ils revendiquent
leur indépendance par rapport à Mme de Fontenay, même si l'ombre de la dame au chapeau planait dimanche soir à Divonne-les-Bains.
Christiane Lillio, Miss France 1968, présidente des comités régionaux Miss Prestige National 2012, saluait d'ailleurs celle pour laquelle elle «a eu beaucoup de tendresse toute sa vie», avant de lancer le spectacle.
Un spectacle que d'aucuns ont tenté de «faire capoter», a déploré de son côté l'organisateur du vote, Yves Derisbourg. «Mais nous sommes là tout à fait légalement», a-t-il ajouté, rappelant que la soirée était retransmise
notamment sur la page Facebook de Miss Prestige National, la plateforme de partage vidéo Dailymotion ayant renoncé à la diffuser à la suite d'une mise en garde d'Endémol.
27 candidates pour le titre
Une fois les comptes réglés, la soirée pouvait démarrer et les 27 Miss, deux candidates étaient absentes, s'élancer sur le podium, revêtues de la tenue traditionnelle de leur région, sous les applaudissements des quelques centaines de personnes présentes et qui avaient déboursé 150 euros pour le dîner de gala.
Puis, selon le scénario immuable de ces soirées, chaque Miss se présentait au micro. Venait ensuite le défilé en maillot de bain, «l'étape ultime», selon Barbara Morel, Miss Nationale (le nom précédent du concours) 2010. Il revenait aux internautes de départager les sept finalistes. Selon les organisateurs, plus d'un million d'entre eux ont désigné les représentantes de la Bretagne, de la Provence, du Cambresis-Hainaut, de la Cerdagne-Roussillon, de la Loire-Forez, de la Guadeloupe et de Saint-Barthélémy.
En fin de soirée, le jury, présidé par le journaliste Henri-Jean Servat, a désigné Miss Cerdagne-Roussillon qui devient Miss Prestige Nationale 2012. Samedi, à Brest, c'est la Miss Alsace Delphine Wespiser qui a été élue Miss France 2012.