«Elle avait des seins c'est vrai, mais des hanches étroites et un taille fine» raconte l'auteur de «Brigitte Bardot, plein la vue» (éd. Flammarion) au micro de Pascal Clark, ce mercredi sur
France Inter. Journaliste à Libération, Marie-Dominique Lelièvre a consacré un livre élogieux à l'actrice du «Mépris», qui n'a pas voulu se contenter d'être une des plus belles femmes du monde.
On apprend dans cet ouvrage, que BB, aveugle d'un oeil et véritable objet de désir, a été maltraitée dans son enfance. «Très tôt sa mère lui a expliqué qu'elle était bête, méchante et vilaine». Pour travailler son port de
tête, «elle la forçait à marcher avec une cruche d'eau sur la tête et elle lui donnait une baffe chaque fois qu'une goutte d'eau tombait».
Ultra-moderne avant l'heure
A 7 ans, pour échapper à un univers familial difficile,
Brigitte Bardot s'est consacrée à la danse. C'est pourquoi son corps extraordinaire, sa démarche fascinante a quelque chose de fabriqué. Ultra-moderne avant l'heure, Brigitte Bardot a été pour les femmes, un modèle d'émancipation par le corps.
Sa beauté de sauvageonne aux pieds nus a illuminé des décennies et pourtant BB a été à l'origine du modèle androgyne qui perdure aujourd'hui. Dans son attitude aussi. «Elle se comporte comme un garçon, elle choisit ses amants et elle les jette, ce qui est extrêmement nouveau à l'époque, pour un personnage public».
Le mystère Bardot
Elle a arrêté sa carrière brusquement, peu chanté et tourner le dos à la gloire. Pour Marie-Dominique Lelièvre, Bardot a été piégée très tôt par la célébrité, «ce qui l'a enfermée dans le vide vertigineux de son propre reflet».
«Bardot dit et fait ce qu'elle pense, sans comptes à rendre à personne, emmurée en elle-même (...)», ajoute l'auteur qui la décrit aujourd'hui recluse, hors du temps de la société. Une biographie a dévoré au coin du feu.