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Les coulisses d'un grand entretien avec une centaine d'Anonymous

 

Publié le 25.02.2012

Une centaine d'Anonymous ont répondu à nos questions sur un canal de discussion sécurisé, lors d'une conférence de presse d'un nouveau genre.

Une centaine d'Anonymous ont répondu à nos questions sur un canal de discussion sécurisé, lors d'une conférence de presse d'un nouveau genre.|

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Drôle de méthodologie pour une interview. Pas de contact direct, un nombre limité de questions, un temps d'attente très long, des relances quasi impossibles... La conférence de presse virtuelle organisée par une centaine d'Anonymous francophones, à laquelle participaient vendredi soir Owni.fr, France Info, Le Mouv', une société de production audiovisuelle et Le Parisien - Aujourd'hui-en-France, ne ressemble à aucune autre.

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Pourquoi un tel entretien ? Après quelques demandes d'interview sur des forums, un mystérieux «coordinateur», une sorte d'attaché de presse chargé de faire le lien entre une centaine d'Anonymous et des médias sélectionnés, se fait connaître. L'objectif est de les aider à structurer leur parole pour qu'elle porte mieux et plus loin. Et qu'elle soit collective, à l'image d'un mouvement qui se veut sans chef ni leader. 

Rendez-vous est pris sur un canal IRC (un salon de discussion en temps réel et sécurisé), sur lequel les journalistes posent leurs questions, qui sont ensuite transmises à une centaine d'Anonymous sur un autre canal. Là, ils débattent ensemble de la réponse qu'ils souhaitent apporter. A chaque fois, le débat, la synthèse et la rédaction peuvent prendre jusqu'à trente minutes.

Pour nos Anonymous, l'entretien est également l'occasion de clarifier leur positionnement, malgré les contours toujours flous du mouvement. Ils en profitent ainsi pour rappeler qu'ils ne peuvent pas «maîtriser toutes les opérations ainsi que les groupes qui agissent au nom d'Anonymous», répétant qu'ils désapprouvent des actions contre les médias ou les réseaux sociaux, non validées par leur «processus démocratique».

Qui représentent-ils ? Au plus fort de l'entretien, qui a duré plus de cinq heures, ils étaient 130 Anonymous à débattre entre eux. Les réponses, qui ont parfois le tort d'être un peu calibrées et policées, ont avant tout l'intérêt d'être représentatives. «Nous sommes Anonymous, il n'y a pas de "Je", expliquent-ils. Ici, nous rédigeons des réponses en nous basant sur ce que dit le collectif. Une voix ne vaut pas plus qu'une autre. Bien sûr, on ne peut pas prétendre représenter exactement une structure décentralisée (comme les Anonymous, ndlr), mais cela permet d'en avoir une idée générale, une tendance». 

Un mouvement en pleine transformation. Cette tentative de communication organisée laisse deviner la mutation d'un mouvement qui prend de l'ampleur, notamment depuis l'affaire Megaupload, et dont beaucoup commencent à se revendiquer. Malgré cette crise de croissance, nos Anonymous souhaitent conserver une organisation horizontale, sans leader ni porte-parole officiel, mais avec une cohérence et une unité, au moins de façade.  

Grâce à l'intérêt médiatique -et populaire, nos Anonymous reconnaissent que le mouvement «veut naturellement gagner en visibilité et se séparer de son image principale de hackers». Les récentes manifestations dans les rues du monde entier symbolisent bien cette volonté de pénétrer dans la sphère publique. Cette interview d'un genre nouveau n'en est sûrement qu'un autre moyen.

LeParisien.fr

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