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Nanterre : les trésors de l’histoire contemporaine se dévoilent au public

>Île-de-France & Oise>Hauts-de-Seine|Florence Hubin| 08 mars 2018, 20h08 |
Nanterre. Visuel du futur bâtiment qui abritera la bibliothèque de documentation La contemporaine, ancienne BDIC, en construction sur le campus de l’université Paris Nanterre. Atelier Bruno Gaudin @IDEA

Centenaire, la bibliothèque interuniversitaire va changer d’écrin. Elle propose un fond unique de 4,5 millions de documents des XXe et XXIe siècles et veut attirer le grand public.

L’une de ses missions premières était l’éducation populaire. Pourtant, malgré ses cent ans d’existence, la bibliothèque La contemporaine (ex-BDIC), dont les trésors sont conservés sur le campus de l’université de Nanterre et à l’hôtel des Invalides, est davantage connue des chercheurs et des étudiants que du grand public. Ce mardi, la communauté universitaire était réunie pour découvrir les images du nouveau bâtiment qui sera construit d’ici 2021 à l’entrée du campus, face à la gare RER-Transilien Nanterre-Université, et qui abritera toutes les collections, mais offrira également des espaces de consultation, de musée, de rencontre et de formation.

« Aujourd’hui, nous ne disposons que d’une salle de lecture, d’étude et de recherche sur le campus de Nanterre, les expositions temporaires se font aux Invalides, où on est peu visible », explique Cécile Tardy, directrice adjointe de cette bibliothèque interuniversitaire (Paris Nanterre, Paris I, II et VIII) qui n’a pas d’équivalent en France. La contemporaine propose à la consultation 4,5 millions de documents (dont 150 000 numérisés) des XXe et XXIe siècles de toute nature : affiches, archives imprimées ou manuscrites, dessins, photos, cartes postales, tracts…

« Elle conserve de la presse militante, des tracts et affiches, notamment de 1968... »

« Depuis son origine en 1917, quand l’Etat a reçu en donation la collection des époux Leblanc, la BDIC a eu pour vocation de collecter les dons des particuliers, en plus des achats de livres et périodiques, rappelle Cécile Tardy. Elle conserve ainsi de la presse militante, des tracts et affiches, notamment de 1968. » Ces collections ne sont pas réservées aux étudiants et aux chercheurs. « Toute personne de 18 ans et plus peut venir aux heures de consultation et faire une demande de consultation, sans inscription, assure la responsable. Nous aurons un petit entretien pour nous assurer que la personne a bien orienté sa recherche. »

Au moment de la cession de la collection Leblanc en août 1917, les peintures et dessins sont déjà au nombre de 1087, les estampes et imageries de 5 772. Leurs auteurs sont majoritairement des artistes de l’arrière, qui apportent leur contribution à l’effort de guerre en illustrant journaux et revues, ou en fournissant leurs productions aux bureaux de propagande. La bibliothèque est également très riche en archives concernant la guerre d’indépendance algérienne. Elle a ainsi collecté des documents de militants (tracts, brochures…) diffusés à l’époque sous le manteau, ou des ouvrages saisis réédités depuis 2000.

A l’occasion des commémorations autour de mai 1968, les services de la bibliothèque sont évidemment très sollicités. Si la consultation se fait sans rendez-vous, il est évidemment conseillé de préparer sa demande en consultant le catalogue (www.bdic.fr/pdf/2007_annees_68_liste.pdf).

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Nanterre, archives de la BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine)./BDIC

Florence Hubin
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1/1 Nanterre. Visuel du futur bâtiment qui abritera la bibliothèque de documentation La contemporaine, ancienne BDIC, en construction sur le campus de l’université Paris Nanterre.