Ce sont encore des prototypes et seul un œil avisé peut déceler les imperfections de chacune de ces voitures mais ça y est : l'usine
Renault de Flins-sur-Seine a construit les premières Zoé, son futur véhicule électrique.
Cette vague de 52 prototypes a été achevée mercredi et, dès hier, sur les mêmes chaînes, les opérateurs entamaient l'assemblage de la future Clio IV, le modèle thermique qui devrait sortir, tout comme Zoé, au deuxième semestre 2012.
Des retouches « cosmétiques ». Maintenant que ces 52 prototypes de la Zoé sont terminés, les ingénieurs vont se lancer dans cinq semaines de tests pour améliorer les finitions. « Ce sont des travaux cosmétiques », précise Thierry Charvet, le directeur de l'usine de Flins-sur-Seine. Les retouches seront « assez minimes », continue le directeur. Elles concerneront des petites corrections sur la carrosserie, des mises au point pour des fixations ou même des calages sur la chaîne elle-même, pour améliorer le travail des machines.
Une présentation en mars. En parallèle, Renault réunit régulièrement ses fournisseurs pour mettre au point les apports logistiques et les livraisons sur le site de Flins. « Nous sommes dans les temps, assure Thierry Charvet. La deuxième vague de prototypes démarrera dans cinq semaines et la voiture sera présentée en mars au Salon de Genève puis commercialisée au deuxième semestre. »
La Clio IV au même rythme. Fait rarissime dans la construction
automobile, deux voitures seront assemblées sur la même chaîne. Avec la Zoé, Renault lance aussi la Clio IV, dont des prototypes sont fabriqués depuis hier. Elle sera présentée au Mondial de l'auto de
Paris en octobre, au moment où l'usine de Flins fêtera ses 60 ans. Sa commercialisation coïncidera avec celle de Zoé.
Les effectifs sont stabilisés. Avec ces deux voitures, Renault espère bien conserver le même niveau d'emploi sur son site. Selon la direction, il y a eu 100 embauches en 2011. « Nous avons actuellement 3500 personnes et nous devrions rester à ce niveau en 2012. En fonction de la réponse du marché, nous pourrions monter en cadence en 2013 », conclut Thierry Charvet.