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Toulouse : un patron et son fils abattus par un employé

 
30.10.2009
Un chauffeur-livreur d'une société toulousaine a abattu vendredi matin à coups de de chasse son patron et le fils de celui-ci à l'aide d'un fusil de chasse. Le présumé, démissionnaire lundi de l'entreprise, et sa compagne ont été placés en Darde à vue. Le drame s'est produit vers 7 heures dans les locaux de l'entreprise de transports et messagerie UPS dans la zone industrielle de Fondeyre, dans le nord de la périphérie toulousaine, pour laquelle travaille en sous-traitance la société de transports Senges, dirigée par les victimes. L'auteur des coups de feu présumé, un homme de 47 ans, père de deux enfants majeurs, est arrivé à bord de la voiture de sa compagne, qui l'a déposé au quai de chargement. Il a alors tiré 9 coups en direction des victimes, rechargeant son arme, un fusil de chasse, à quatre reprises. Il s'est ensuite rendu sans résister, a annoncé le procureur de la République, Michel Valet. Le patron tué, âgé de 57 ans, marié et père de trois enfants majeurs et dirigeant de l'entreprise Senges, a été atteint sur plusieurs parties du corps (dos, cuisses, bras, ventre), a indiqué M. Valet. Son fils, 32 ans, travaillant également dans la société, père d'un enfant de 3 ans, a été touché en un ou deux endroits. Son dernier jour de travail Selon les premiers éléments de l', «il semblerait que le litige» entre l'auteur des coups de feu et les dirigeants de la société viendrait d'une «obligation de travailler pendant le temps du préavis». L'employé avait annoncé en début de semaine son intention de démissionner, décision «formalisée mercredi», a poursuivi le procureur. L'employé, qui possédait auparavant sa propre société de transport, reprise par son patron, devait effectuer vendredi son dernier jour de travail, selon une source proche de l'entreprise. L'épouse et mère des victimes, Mme Senges, brièvement interrogée au téléphone par l'AFP, a affirmé qu'«il n'y avait aucun conflit» entre son époux et l'employé auteur des coups de feu. «Je suis sous le choc», s'est-elle contenté d'indiquer, alors qu'elle était en réunion avec les employés de la société, également choqués par le drame. Des salariés, interrogés par la presse devant l'entreprise, ont pour leur part fait état d'«une ambiance plutôt bonne» au sein de l'entreprise. «On s'appelait par nos prénoms, tout le monde était solidaire», a indiqué l'un d'eux. «Une pression terrible», selon certains La mère d'un salarié de l'entreprise a confirmé qu'un différend sur la période de préavis avait opposé le meurtrier présumé à ses employeurs après la remise de sa démission. «Il se sont pris la tête tous les trois hier. C'est dommage d'en arriver là, aucun des trois ne méritait cela», a-t-elle dit, faisant état d'«une pression terrible» sur les chauffeurs de l'entreprise. Interrogé par l'AFP sur l'ambiance au sein de l'entreprise, un responsable de la société UPS, dépêché à Toulouse, a affirmé qu'il n'y avait pas de pression particulière. «On arrive en fin d'année, c'est une période charnière pour les transporteurs, mais pas plus que les années précédentes», a-t-il dit près des locaux d'UPS, où des tâches de sang étaient encore visibles sur le sol et sur un mur. Entreprise familiale créée en 1994, la société de déménagement et de livraison de colis Senges emploie une trentaine de salariés, dont une vingtaine de chauffeurs. 
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Cet article a été publié dans la rubrique Faits divers

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