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Faux diplômes : le témoignage accablant d'un professeur

Un enseignant de l'université de Perpignan raconte les tricheries de certains étudiants chinois. Un haut fonctionnaire reconnaît, lui, que des fraudes ont lieu entre la Chine et la France.

 
24.04.2009
 
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Video : «Ils viennent acheter un diplôme»
 
 
 
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Un nouvel épisode risque de faire rebondir l'affaire des faux diplômes attribués à des étudiants chinois dans différentes universités françaises. Un professeur à l'université de Perpignan raconte les tricheries dont il aurait été personnellement le témoin. Une liasse de billets posée sur la table pour obtenir des points supplémentaires, un enseignant séduit par une élève qui voulait obtenir un visa, des ordinateurs utilisés pendant des examens: les révélations de Jean-Louis Caccomo sont accablantes. Et partagées anonymement par nombre de ses collègues. Dysfonctionnements en série Son témoignage devrait d'ailleurs intéresser le juge de Marseille Franck Landou, chargé d'une information judiciaire pour « corruption passive et active et escroquerie » sur d'éventuels versements de pots-de-vin par des étudiants chinois à des enseignants de l'université de Toulon.  Mais l'affaire ne se limite pas à des faits de corruption présumée. L' du « Parisien » « Aujourd'hui en » montre qu'une série de dysfonctionnements auraient eu lieu dans la chaîne administrative permettant à des jeunes Chinois de venir étudier dans l'Hexagone. Dans une lettre à tous les présidents d'université (voir ci-contre), Tristan Lecoq, le du Centre international des études pédagogiques (Ciep) et inspecteur général de l'Education nationale, évoque « des fraudes » entre Pékin et Paris.  Les premières alertes sur ces dysfonctionnements ont été lancées en 2008. Depuis, des mesures ont été prises. Une attention accrue semble être portée sur l'étude des dossiers transmis au consulat et certaines universités préfèrent recruter leurs étudiants elles-mêmes. Dans tous les cas, les enseignants et personnels qui dénoncent le système précisent qu'il ne s'agit pas « de stigmatiser » les étudiants venus de Chine, mais bien d'éviter « d'envoyer au casse-pipe » des jeunes dépassés par d'autres logiques, économiques voire diplomatiques.
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Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique A la une

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