Des dîners mondains aux associations solidaires… Vendredi, Mallaury Nataf, l'ex-actrice du « Miel et les abeilles », lançait un appel au secours. Celle qui a trouvé refuge, il y a une semaine, chez Pause Café, une association d'entraide de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), après avoir perdu la garde de son troisième et dernier enfant, Shiloh, 2 ans et demi, a reçu depuis de nombreux messages de soutien et des propositions d'aide. Bien sûr, sa personnalité à fleur de peau, son caractère bien trempé et imprévisible, ses déclarations parfois contradictoires, tout comme ses ongles manucurés ont intrigué et dérouté de nombreux lecteurs et internautes.
Hier, de retour au siège du « Parisien », en compagnie de la présidente de Pause Café, Marie Magrino, pour prendre connaissance des messages, Mallaury Nataf reconnaissait « être un personnage difficile à porter et pétri de paradoxes… Comme celui de vouloir être impeccable alors que je n'avais plus de toit, dit-elle. Sinon on peut vite perdre pied dans la rue ».
Mais le récit de la comédienne de 39 ans sur sa descente aux enfers et son errance de SDF a surtout ému et provoqué un grand élan de solidarité. Des dizaines de messages sont parvenus de toute la
France. Plusieurs avocats proposent de l'aider, des associations de soutien aux femmes seules, mais aussi des familles lui offrent un hébergement durable, « pour pouvoir récupérer son enfant ». D'anciens amis reprennent contact, des producteurs de télévision — dont Jean-Luc Azoulay, qui la révéla dans la série « le Miel et les abeilles », bien que surpris par ces révélations — lui proposent un coup de main et du travail. Deux éditeurs s'intéressent aussi à son histoire en dents de scie.
« Tant de solidarité, c'est formidable. L'écriture d'un livre me permettrait de trouver un
logement, grâce à l'avance sur les droits d'auteur. » Mallaury Nataf a retrouvé sourire et combativité. Hier, elle était cette fois maquillée et apprêtée pour les besoins d'une émission de télévision. « La médiatisation de mon histoire est incroyable, dit-elle. Cela me regonfle pour me battre pour retrouver Shiloh, mais aussi Raphaël (son aîné de 13 ans) et Angeline (11 ans), qui ont été confiés à leurs pères il y a dix-huit mois. Je comprends que les gens s'interrogent sur moi, mais je n'ai jamais été déchue de mes droits maternels. Jamais je ne me serais présentée devant des millions de Français si j'avais été une mère défaillante. »
De son côté, la présidente de Pause Café explique que le cas de cette célébrité, qu'elle a recueillie d'abord sans la reconnaître, est loin d'être isolé. « Sa situation met en lumière un abandon des services sociaux, estime Marie Magrino. J'espère que la médiatisation de l'histoire de Mallaury nous aidera aussi à faire entendre notre combat. »