Ce devait être la photo d'un triomphe. C'est devenu - aussi - la photo d'une absence. Ségolène Royal n'était pas présente sur la photo des présidents de région PS réunis mardi par Martine Aubry au siège du parti socialiste rue de Solférino à Paris. A deux jours de second tour des élections régionales, la première secrétaire du PS avait convié les gagnants pour une photo de famille.
L'ancienne candidate à l'élection présidentielle avait fait savoir dans la matinée qu'elle ne serait pas présente rue de Solférino, voulant «prendre le temps de bien préparer» son intervention au journal de 20 heures sur TF1, selon son porte-parole Guillaume Garot.
«La réunification de la famille aurait été meilleure»
Interrogés à leur arrivée rue de Solférino, plusieurs présidents de région ont regretté l'absence de leur collègue de Poitou-Charentes. «Chacun est libre de ses choix, la réunification de la famille aurait été meilleure. Il est dommage que tout le monde ne soit pas là», a commenté le Breton Jean-Yves Le Drian.
Un peu agacée par les questions des journalistes, Marie-Guite Dufay, présidente de Franche-Comté, a «regretté» l'absence de Mme Royal mais a aussi estimé «dommage de se focaliser sur cette question de personnes». «Sans doute Mme Royal a-t-elle de bonnes raisons de ne pas être là. Je ne me satisferai pas d'un positionnement tactique de qui que ce soit», a prévenu pour sa part le président de Bourgogne François Patriat.
Président de l'Association des régions de France (ARF) et d'Aquitaine, Alain Rousset a observé que «chacun a son emploi du temps». «N'attendez pas de nous des petites phrases, ce n'est pas notre truc», a-t-il ajouté.
Plusieurs d'entre eux ont minimisé l'absence de Ségolène Royal rue de Solférino en soulignant qu'elle participerait au dîner. «Mais vous allez la voir ce soir, il n'y a pas se souci. C'est son affaire, nous on est là», a lâché Jean-Paul Huchon. «L'essentiel c'est qu'elle sera là ce soir», a dit de son côté Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes).
Laurent Fabius, au siège du PS pour une autre réunion, a souligné que «le peuple de gauche veut l'unité des socialistes et de toute la gauche». «Le reste est secondaire, il faut avancer dans cette direction-là».











































