Le candidat du PS dans le Val d'Oise Ali Soumaré a été triomphalement élu conseiller régional lors du second tour des élections régionales. Il n'a pourtant pas obtenu de vice-présidence vendredi au sein de l'équipe de Jean-Paul Huchon. En multipliant ces derniers jours les interventions médiatiques, le nouveau conseiller régional avait tenté de peser sur les négociations en vue de l'attribution des portefeuilles.
Malek Boutih, membre du Bureau national du PS, a ainsi qualifié vendredi de «faute politique et morale» la «décision» de la majorité de gauche en Ile-de-France - menée par Jean-Paul Huchon - de ne pas confier de vice-présidence à Ali Soumaré, qui avait été accusé à tort par l'UMP d'être un «délinquant multi-récidiviste».
Selon lui, «Ali Soumaré aurait dû logiquement obtenir une responsabilité, et se retrouve de fait sanctionné à cause des polémiques suscitées durant la campagne par ses adversaires politiques».
«La gauche s'expose ainsi à être suspectée de double langage sur la nouvelle génération des banlieues, utile pour les campagnes électorales, mais considérée comme incapable d'assumer de réelles responsabilités».
Seul candidat à la présidence de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon a été réélu pour un mandat de quatre ans vendredi. La majorité de gauche de l'élu socialiste, à la tête du conseil régional depuis 1998, est de 142 sièges (PS, EE, FG, MRC, MRG et MUP). Il y a eu 70 bulletins blancs et nuls, soit trois de plus que le nombre de sièges UMP et Nouveau Centre (67).











































