Une première : c'est par communiqué que l'Elysée a annoncé ce lundi un peu avant 19h30 le remaniement ministériel au lendemain de la défaite de l'UMP aux régionales. Le chiraquien François Baroin fait son entrée dans le gouvernement ainsi que le villepiniste Georges Tron, député de l'Essonne.
Retour sur une journée marquée par le ballet de personnalités UMP entre l'Elysée et Matignon.
19h25 : Baroin au Budget, Woerth au Travail, Darcos évincé. François Baroin, député-maire UMP de Troyes, a été nommé ministre du Budget, en remplacement d'Eric Woerth, qui devient ministre des Affaires sociales à la place de Xavier Darcos. Ce dernier sort du gouvernement. Autre départ : Martin Hirsch quitte le haut-commissariat aux solidarités actives. Il prendra la présidence de l'Agence du service civique qui devrait voir le jour en mai. Le député UMP du Nord Marc-Philippe Daubresse est, lui, nommé ministre de la Jeunesse et des solidarités actives, des attributions jusque-là dévolues à Hirsch. Le député villepiniste de l'Essonne Georges Tron décroche le secrétariat d'Etat à la Fonction publique.
18h30 : Fillon de retour à l'Elysée. L'annonce d'un remaniement du gouvernement paraissait imminente. Le Premier ministre a fait son retour à l'Elysée un peu avant 18h30 avec ses deux principaux collaborateurs, au terme d'une journée de consultations et d'entretiens. Parmi les sortants, Xavier Darcos «sera évincé» selon l'entourage du ministre du Travail. Parmi les entrants, le chiraquien François Baroin et le villepiniste Georges Tron sont pressentis.
18 heures : Baroin et Woerth reçus à Matignon. Le chiraquien François Baroin, député-maire UMP de Troyes, pressenti pour prendre le ministère du Budget selon plusieurs sources à l'UMP, a été reçu en fin d'après-midi par François Fillon. Après un entretien d'une demi-heure avec le Premier ministre, à un cadreur qui lui lançait «Monsieur le ministre !», l'élu a répondu : «Attendez que ce soit officiel», avant de s'engouffrer dans sa voiture. Eric Woerth, actuel titulaire du poste, lui a succédé dans le bureau du Premier ministre. Il devrait prendre le ministère des Affaires sociales en lieu et place de Xavier Darcos, grande victime du remaniement en préparation après la défaite de la majorité aux régionales.
17h45 : la Fonction publique proposée au villepiniste Georges Tron. Le député-maire de Draveil dans l'Essonne devrait faire son entrée au gouvernement à la Fonction publique. «C'est possible», a confirmé prudemment ce proche de Villepin au Parisien.fr. «Ils m'ont proposé de penser à la Fonction publique, c'est un dossier sur lequel j'ai travaillé» a simplement expliqué Georges Tron. La Fonction publique fait actuellement partie du portefeuille d'Eric Woerth.
17h25 : Darcos évincé selon son entourage. Alors que Nicolas Sarkozy et François Fillon planchent sur un remaniement ministériel au lendemain de la défaite de l'UMP, l'entourage du ministre du Travail annonce que ce dernier sera évincé du gouvernement. Xavier Darcos a enregistré de très mauvais résultats en Aquitaine (28,01%) alors qu'il est censé mener la réforme des retraites cette année.
17h20 : l'entourage de Villepin temporise. Alors que le remaniement du gouvernement pourrait être annoncé en fin de journée, l'entourage de Dominique de Villepin temporise les propos du député UMP François Goulard. L'ancien Premier ministre annoncera jeudi son intention de créer «un mouvement qui s'inscrira dans l'orbite de l'UMP» et sera «compatible avec sa famille d'origine», précise-t-on. Un peu plus tôt, François Goulard avait assuré que Villepin allait créer un «nouveau parti politique» pour incarner une «alternative à Nicolas Sarkozy» en 2012. Selon différentes sources proches de l'UMP, trois personnes proches de Dominique de Villepin devraient faire partie du gouvernement nouvelle mouture. Outre François Baroin, le député-maire de Troyes (Aube) qui devrait devenir ministre du Budget, et Bruno Le Maire, qui reste ministre de l'Agriculture, Georges Tron, député de l'Essonne, deviendrait secrétaire d'Etat à la Fonction publique.
16h30 : l'UMP tacle Villepin. Réactions ironiques de l'UMP sur l'initiative de Dominique de Villepin qui lancera jeudi un nouveau parti pour incarner «une alternative» à Nicolas Sarkozy en 2012. «Est-ce-que vous pensez que cette semaine les Français, pour réponse aux messages qu'ils ont pu nous faire passer à l'occasion des élections, attendent la création d'un mouvement complémentaire ? Personnellement, j'en doute», a réagi le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, lors d'un point presse. Pour Frédéric Lefebvre, «tout le monde serait bien inspiré de se concentrer, comme nous essayons de le faire, sur le véritable message envoyé par les Français et notamment ceux qui souffrent avec la crise, plutôt que d'échaffauder des stratégies politiques en vue de telle ou telle élection».
16 heures : à droite, les premières critiques s'élèvent. Au lendemain d'une défaite sans appel pour l'UMP, des voix s'élèvent à nouveau à droite contre la politique menée par Nicolas Sarkozy et le gouvernement. «Le gouvernement aurait eu intérêt à écouter plus sa majorité !» s'emporte le sénateur UMP Philippe Dallier. «Les langues vont se délier, on va le voir dès demain (mardi, lors des réunions des groupes UMP à l'Assemblée et au Sénat), chacun va dire ce qu'il a sur le coeur», déclare le sénateur de Seine-Saint-Denis à l'AFP. Jean-Louis Masson, sénateur de Moselle (non inscrit), se demande, lui, dans un communiqué, si Nicolas Sarkozy «est le meilleur candidat de la droite pour 2012 ou si une autre alternative doit être recherchée» citant «Villepin, Juppé ou Copé».
15h10. Appel de Cohn-Bendit : Waechter «répond présent», Lepage intéressée. L'Alliance écologiste indépendante (AEI) «sera partie prenante de la dynamique de rassemblement des écologistes proposée par Daniel Cohn Bendit dans son appel du 22 mars», indiquent Antoine Waechter et Jean-Marc Governatori, coprésidents de l'AEI. Corinne Lepage, qui vient de claquer la porte du MoDem, exprime «l'intérêt» de Cap-21 pour «un grand mouvement écologiste français». Celle qui a affirmé son désir de travailler avec Europe Ecologie indique dans un communiqué que «Cap-21 soumettra cette initiative au bureau politique dès le 27 mars puis à ses adhérents lors du congrès du mois de mai afin de définir démocratiquement une position».
14h15 : Villepin va créer son parti en juin. Le député UMP du Morbihan François Goulard a confirmé lundi l'annonce jeudi par Dominique de Villepin d'un nouveau parti politique pour incarner une alternative à Nicolas Sarkozy en 2012, précisant que cette formation serait officiellement créée en juin. Selon M. Goulard, il faut un autre candidat de la majorité à la prochaine élection présidentielle, «tout simplement parce qu'on a bien vu que la stratégie politique de Nicolas Sarkozy aboutissait à un échec». Il a imputé au seul chef de l'Etat l'échec de la droite aux régionales.
14h10 : Bartolone est «sûr» qu'il n'y aura plus de divisions au PS. L'absence de Ségolène Royal à une rencontre organisée, mardi, par Martine Aubry de tous les présidents de région a provoqué des supputations en ce sens. Interrogé à ce sujet sur France Inter, M. Bartolone, proche de la première secrétaire, a affirmé: «Je suis sûr que ça ne va pas recommencer» parce que «pendant cette campagne la première chose que les militants nous disaient c'était "vous n'allez pas vous engueuler"». «A partir du moment où on a réussi à ne plus se traiter de noms d'oiseaux les uns les autres, nous avons commencé à être de nouveau audibles», a dit le député de Seine-Saint-Denis.
14 heures. Frédéric Lefebvre salue le sang-froid des dirigeants. Le porte-parole de l'UMP s'est félicité du fait que Nicolas Sarkozy et François Fillon «fassent preuve de sang froid et décident de prendre le temps pour analyser les résultats et ne pas se tromper sur la réponse à apporter aux Français».
13h30. Pour Benoît Hamon, «un simple remaniement ne saurait suffire aux attentes des Français». «Il est indispensable qu'ils changent de politique», a affirmé le porte-parole du parti socialiste.
13h15. Les communistes contre le Grand Paris. La présidente du groupe communiste et du Parti de gauche (CRC-SPG) du Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat, a demandé lundi dans une lettre au Premier ministre François Fillon le retrait du projet de loi sur le Grand Paris.
13h05. Les socialistes pour «l'abandon de certaines réformes». «Il faut abandonner certaines réformes», a lancé lundi le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, sur France 2, en particulier la réforme des collectivités territoriales.
12h45. Daubresse et Tron pressentis. En plus de François Baroin, les noms des députés UMP Marc-Philippe Daubresse et Georges Tron circulent pour entrer au gouvernement.
12h30. Fillon consulte. Le Premier ministre a entamé lundi midi une série de «consultations politiques» avec plusieurs hauts responsables de la majorité. Premier visiteur : le président du Sénat, Gérard Larcher. Sont ensuite attendus le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer à 12H45, le patron des députés UMP, Jean-François Copé à 15H30, son homologue au Sénat, Gérard Longuet à 16H30 et le secrétaire général du parti majoritaire, Xavier Bertrand à 17H45.
12h10. Martine Aubry réunira les présidents de régions socialistes vainqueurs du second tour des régionales au siège du parti mardi après-midi pour les remercier et discuter de l'avenir.
12 heures. Christine Boutin va rencontrer Nicolas Sarkozy en début de semaine, à la demande de ce dernier, selon un responsable de la majorité. Interrogée par l'AFP, la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) allié à l'UMP, a souhaité un large remaniement du gouvernement qui montrerait que «l'alerte» lancée par les électeurs aux régionales a été entendue.
11 heures. François Baroin, député-maire UMP de Troyes (Aube), devrait devenir ministre du Budget, selon une source proche de l'UMP. «Le président Nicolas Sarkozy a proposé le Budget à François Baroin qui l'a accepté», a affirmé cette source. L'entrée de ce chiraquien au gouvernement pourrait être de nature à calmer ce courant de l'UMP qui, à commencer par François Baroin lui-même, n'a pas ménagé ses critiques à l'endroit du président Sarkozy.
10h30. François Fillon de retour à Matignon, à l'issue d'un entretien d'environ une heure vingt à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy sur les conséquences de la défaite de la majorité aux régionales.
10 heures. François Baroin, député-maire de Troyes, arrive lui aussi à l'Elysée. Les journalistes politiques croient savoir que cet ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement de Dominique de Villepin en 2007 pourrait remplacer Eric Woerth au ministère du Budget. Ce dernier remplacerait Xavier Darcos, ministre du Travail, sortant.
9 heures. François Fillon est une nouvelle fois reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Une réunion au sommet au lendemain de la défaite de la droite aux régionales. Ils devraient convenir d'un remaniement ministériel, mais le Premier ministre ne devrait pas remettre sa démission pour la forme, comme cela avait été évoqué. Dimanche après-midi, le chef de l'Etat avait déjà discuté avec le chef du gouvernement en tête-à-tête.
8h45. Jean-Pierre Raffarin (UMP) demande «un vote de confiance» au Parlement sur les réformes. Sur Canal+, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a souhaité que François Fillon vienne faire «un discours de politique générale» après la défaite de la droite aux régionales.
8h40. L'appel de Daniel Cohn-Bendit. «Europe Ecologie, a dit le député européen au micro de RTL, c'est une famille écologiste recomposée (...) On a eu de beaux succès, on a remis en scelle l'écologie politique mais le fonctionnement n'est pas à la hauteur. On est organisés comme une équipe de championnats amateurs et on nous dit maintenant : Vous allez jouer en première division ! Ça ne peut pas marcher. Si on veut être à la hauteur des espoirs, nous devons nous dépasser, ensemble, pour être à la hauteur des défis.» Dans une tribune publiée lundi dans Libération, Cohn-Bendit propose d'inventer «une coopérative politique» pour 2012, soulignant que «Verts, socialistes, Cap 21, communistes» et d'autres peuvent être «partie prenante de cette dynamique collective».
8h20. Eric Besson aurait aimé que le débat sur l'identité nationale se passe autrement. Interrogé sur France Inter sur sa responsabilité dans le bon score du Front national, Eric Besson maintient qu'il n'a «pas de regret sur ce qu'il a cherché à faire (ndlr: par le biais du débat sur l'identité nationale), c'est-à-dire savoir quelles valeurs allaient guider notre avenir. Mais le débat a été impacté par le vote sur les minarets en Suisse, le match Egypte-Algérie et des dérapages que j'ai regrettés ou dénoncés». Le ministre de l'Immigration, qui avait auparavant longuement critiqué la chronique de l'humoriste Stéphane Guillon qui lui était consacrée («le match est inégal car nous ne sommes jamais face à face»), rappelle que le «FN a baissé par rapport à 2004».
8h10. Sur Europe 1, Jean-François Copé a souhaité la fin de la politique d'ouverture. «Dans ce domaine là aussi, pendant un premier temps, l’idée a été d’aller solliciter des gens de gauche acceptables par la droite. Maintenant, il faut solliciter des gens de droite acceptables par la gauche», a martelé le chef de file des députés UMP.
Il a en outre critiqué «la taxe carbone (qui) n'a de sens qu'à l'échelle européenne, on ne peut pas le faire nous en France avant les autres».
8h15. «C'est d'abord la victoire des présidents sortants qui ont eu un rôle majeur pour la sauvegarde de l'emploi, le transport, estime Martine Aubry sur Europe 1. Je les réunis tous demain. J'ai appelé Ségolène Royal comme tous les président de région. Elle a un excellent bilan. J'attends toujours que Ségolène vienne au coeur du parti socialiste, elle garde toute sa place. mais elle garde une place à part en tant qu'ancienne candidate à la présidentielle.
7h50. «Entre hier soir et ce matin, on s'aperçoit que les Français n'ont pas dit non aux réformes, estime Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, sur RTL. La priorité, c'est de tout mettre en oeuvre pour sortir de la crise. Nous allons prendre quelques heures pour décider de la suite des réformes, la lutte contre la dette, la réforme des retraites, etc»
7h45. Pour le politologue Alain Duhamel, ces élections témoignent d'une «crise démocratique et politique, d'un exil intérieur». «Un Français sur deux n'a pas voté, et ce taux atteint 60% pour les jeunes et les classes sociales défavorisées», rappelle-t-il sur RTL. Il ajoute que «puisqu'il y a hyperprésidence, il y a hyperresponsabilité» de Nicolas Sarkozy.
7 heures. RTL annonce que Xavier Darcos est sur la sellette. Largement battu en Aquitaine, le ministre du Travail et des relations sociales serait menacé et ne mènerait donc pas la réforme des retraites. Selon la radio, le ministre du Budget Eric Woerth serait pressenti. En revanche, le Premier ministre François Fillon, attendu à l'Elysée à 9 heures, ne remettrait pas sa démission.











































