Marine Le Pen «bluffait» en assurant avoir du mal à obtenir 500 parrainages pour la présidentielle. Le Premier ministre
François Fillon est persuadé. Interrogé à ce sujet lors de l'émission «Des paroles et des actes», sur
France 2, le Premier ministre a déclaré : «Je ne crois pas à un instant à cette histoire.
Marine Le Pen aura ses parrainages. Je pense que c'est du bluff». Il s'est d'ailleurs déclaré hostile au fait de les rendre anonyme comme le réclame la candidate du Front national. Le chef du gouvernement a jugé qu'il s'agirait d'un «drôle de progrès de la démocratie». «C'est un recul, contraire à la transparence», a-t-il dit.
«Que ce soit difficile, ce n'est pas étonnant compte tenu des outrances qui sont celles du Front national», a-t-il poursuivi, assurant qu'«il faut se mettre à la place des maires qui hésitent». Marine Le Pen a obtenu une première victoire jeudi sur ce sujet très sensible, en obtenant que le Conseil constitutionnel se prononce sur cette question, ce qu'il fera avant le 22 février.
Fillon n'envisage pas l'après-Matignon
François Fillon a assuré jeudi sur France 2 qu'il n'avait pas «pour l'instant envisagé» son avenir personnel après son départ de Matignon en mai prochain mais qu'il laissait ouvertes «toutes les options».
M. Fillon, qui aura passé à Matignon l'intégralité du quinquennat de Nicolas Sarkozy, a affirmé, lors de l'émission «Des paroles et des actes», que «pour l'instant, (il n'avait) pas encore envisagé» l'après-2012. «J'ai une responsabilité assez lourde en ce moment et un objectif, que notre famille l'emporte aux prochaines élections», a-t-il expliqué.
Pour l'avenir, «je me garde toutes les options», a ajouté M. Fillon, qui quittera son ancrage sarthois pour se présenter aux législatives à Paris où il a été investi par l'UMP. Il pourrait en outre disputer la direction de l'UMP à Jean-François Copé en cas de défaite du chef de l'Etat.
Interrogé ensuite sur un éventuel destin présidentiel, M. Fillon a rétorqué que «c'est une question qui n'a pas d'intérêt aujourd'hui».