Nicolas Dupont-Aignan y croit… contre vents et marées. Le candidat souverainiste à l'Elysée a un slogan, « Pour une
France libre ». Il s'installera prochainement dans son QG de campagne, dans le VIIe arrondissement de
Paris. Et se dit confiant quant aux 500 parrainages d'élus nécessaires pour concourir à la présidentielle : il disposerait de plus de 450 promesses écrites.
« Je serai candidat », martèle le
président de Debout la République, dont le programme met en avant la sortie de l'euro et le protectionnisme national. « Nos compatriotes attendent une vraie alternative, pas une alternance, a-t-il insisté hier lors de ses vœux à la presse. Une vraie alternative, c'est un projet politique radicalement différent porté par un homme ou une femme qui n'a jamais trempé dans le système. » Et il est « convaincu » d'être la « surprise de cette élection».
En attendant, Dupont-Aignan, qui bat la campagne depuis un an, ne séduit pas : entre 0 et 0,5 %des intentions de vote selon les instituts ! « Ce qui compte, c'est le projet, rétorque-t-il. Gandhi, de Gaulle ou Jeanne d'Arc n'auraient pas existé si on avait attendu les sondages. » Et pronostique, bravache : «Sarkozy et Hollande ne seront pas au second tour. Les Français ne veulent plus de l'un et pas de l'autre. » Mais le problème de Dupont-Aignan, c'est aussi Marine Le Pen. Sur des thématiques proches, la candidate frontiste plane beaucoup plus haut dans les sondages. «Mme Le Pen est prisonnière du FN, réplique-t-il. On ne redressera le pays qu'en rassemblant les Français, pas en les divisant. »