Les salariés de la raffinerie des Flandres à Dunkerque ne veulent pas relâcher la pression. Alors que
Total a confirmé lundi l'abandon de l'activité de raffinage sur le site nordiste, la grève commencée le 12 janvier a été revotée à l'unanimité mardi.
Les
syndicats espèrent désormais relancer le mouvement de grève nationale qui avait touché les six sites français du groupe entre le 17 et le 23 février. Une intersyndicale Sud-
CGT-FO est prévue jeudi pour entériner le projet. La précédente grève avait cessé dans tous les sites sauf Dunkerque après les garanties énoncées par la direction sur le maintien de leur activité au cours des cinq prochaines années.
«Je dis à leurs salariés: Vous avez vu ce qu'ils (la direction du groupe. ndlr) ont fait, réveillez-vous et aidez-nous, explique Philippe Wullens, délégué Sud, majoritaire sur le site. On veut travailler, on ne veut pas végéter. Pour cela, on va faire de nouvelles actions qui seront plus dures encore pour eux».
Lundi, Total a annoncé la création sur le site de Dunkerque d'un centre d'assistance technique, d'une école de formation au raffinage et la participation à la construction par EDF d'un terminal méthanier. «Un projet de merde, un torchon», résume Marc Pigeon, représentant de la CGT.
«Protéger l'industrie c'est aussi de temps en temps savoir évoluer. La consommation de pétrole et de produits pétroliers baisse, explique le secrétaire général de Total, Jean-Jacques Guilbaud, mardi sur BFM. Il s'agit de travailler avec les salariés et les élus de la région de Dunkerque pour retrouver les emplois qui ont pu être affectés, les emplois de sous-traitance par exemple». Le site de Dunkerque compte 380 salariés de chez Total mais également 400 sous-traitants.
Lundi, les salariés de Total-Dunkerque se sont invités au siège de La Défense