Archives

Suicides au travail : grève peu suivie chez France Telecom

 
06.10.2009
La grève à l'appel de toutes les organisations syndicales de France-Telecom, pour dénoncer la souffrance au travail après les 24 suicides qui ont endeuillé l'entreprise en moins de deux ans, a été moyennement suivie mardi matin. Selon la direction 15% des salariés se sont mobilisés tandis que Sud-PTT avance une mobilisation de 30 à 40%. Cette journée d'action de mardi (grève, débrayages, rassemblements, etc.) est le prélude à une mobilisation prévue mercredi, dans le cadre d'un appel international pour «un travail décent». «Le personnel est mobilisé et l'émotion liée à la vague des suicides fait place aujourd'hui à une volonté revendicative», a déclaré Sud-PTT, citant plusieurs revendications : «Recrutements pour alléger la charge de travail, dix minutes de pause toutes les heures dans les centres d'appels, arrêt des méthodes de surveillance et de flicage, arrêt des entretiens managériaux à répétition...». La réponse de Stéphane Richard aux salariés Le départ de Louis-Pierre Wenes, numéro 2 du groupe, «artisan des plans de suppression d' et de méthodes de management par le stress», est selon le syndicat «un premier pas», et le report de la fin du gel des mobilités du 31 octobre au 31 décembre est «une autre bonne nouvelle». «Cela n'est pas suffisant pour que la négociation engagée se déroule dans la sérénité», estime toutefois Sud-PTT, réaffirmant son «exigence unitaire d'un moratoire en quatre points jusqu'à la fin des négociations: arrêt des suppressions d'emploi, des mobilités forcées, des fermetures de sites et des objectifs individuels». Inquiet de la nomination de Stéphane Richard, en remplacement de M. Wenes, le syndicat Sud souligne qu'il arrive «en pleine tourmente sans que soit clarifié son projet industriel et financier».  Le nouveau numéro 2 du groupe a promis, dans un message envoyé aux salariés, qu'il mènerait avec eux «le renouveau social dont (l') entreprise a besoin». Stéphane Richard assure que sa «priorité sera d'agir pour retrouver le plus rapidement possible un climat de sérénité et de dialogue, tout en consolidant (les) résultats» du groupe «et en maintenant (ses) ambitions quant à la satisfaction des clients». «Dans les prochaines semaines, conclut-il, et aux côtés de vos managers sur lesquels je sais pouvoir m'appuyer, je vais venir à votre rencontre et engager le dialogue avec vous».  
Imprimer l'article
Envoyer l'article par mail
Fil RSS



Agrandir le texte
Diminuer le texte

Leparisien.fr avec A

Cet article a été publié dans la rubrique Economie

FLASH ACTUALITÉ

Sites du Groupe Amaury
Paris Job France Football L'equipe L'echo republicain ASO Velo magazine Journal du Golf