La
Fédération nationale des transports routiers (FNTR,
patronat) n'a pas envie d'en découdre avec les routiers qui menacent de faire grève une dizaine de jours avant Noël. La FNTR a annoncé qu'elle est prête à «des concessions sur les salaires», a déclaré mardi son délégué général, Jean-Paul Deneville, sur Radio Classique.
«Nos homologues de TLF (fédération des entreprises de Transport et logistique de
France) vont un peu plus loin pour les bas coefficients (3%), nous sommes à 2. Nous considérons que dans la période actuelle, 2% en période d'inflation de 0,4%, ce n'est pas quelque chose qui manque d'intérêt», a-t-il ajouté. «Aucun secteur d'activité aujourd'hui ne peut dépasser, hors ancienneté naturellement et hors promotion, cette moyenne de 2% et 1,5%», a-t-il dit.
Un médiateur pour juguler la grève
Lundi le gouvernement a fait nommer un médiateur pour tenter d'éviter une grève des routiers à partir de dimanche. Il peut y avoir un accord» d'ici à la fin de la semaine, «c'est la tâche que je m'assigne», a affirmé lundi le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.
Les syndicats de chauffeurs routiers avaient appellé à la grève à partir du 13 décembre à partir de 21h30. Au menu, des opérations coup de poing qui pourraient perturber la distribution des cadeaux et des victuailles de Noël.