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On peut gagner 500 € en proposant une embauche...

Dans certaines entreprises victimes de la pénurie de personnel qualifié, les salariés qui présentent un candidat finalement embauché reçoivent une prime. C'est le cas chez Schindler, société d'ascenseurs.

 
30.06.2009
Les 500 € tombaient bien, à cette période Frédéric Jullien emménageait avec sa petite amie. Travaillant depuis deux ans chez Schindler, ce responsable des chantiers de modernisation à Nanterre (Hauts-de-Seine) fait partie des salariés qui ont bénéficié de la prime de parrainage distribuée par l'ascensoriste suisse. Le principe : chaque employé qui arrive à faire embaucher une connaissance touche 500 €. Une manière originale de recruter. « Le premier DRH de Schindler, ce n'est pas moi mais le technicien sur le terrain. Les petites annonces ne servent à rien », explique Alexis Salmon Legagneur, le PDG de Schindler , dont le siège est basé à Vélizy-Villacoublay (Yvelines). Comme ses concurrents, le n° 2 de la profession manque de main-d'oeuvre. La faute à un métier qui est peu valorisé et à une formation insuffisante. Seulement 20 lycées en proposent en effet la formation bac + 1 pour devenir ascensoriste. Insuffisant. « Nous avons encore besoin d'un peu plus de 300 personnes par an parce qu'on va être victime du papy-boom, avec pour conséquence une vague de départs en retraite », poursuit Salmon Legagneur. D'où l'idée d'intéresser ses propres salariés au recrutement. « Je ne vais pas en parler à n'importe qui » Aussi quand Frédéric Jullien entend parler d'un poste qui se libère, il pense tout de suite à Arnaud Pisu, un camarade de promo de son école d'ingénieurs. Ils ont gardé contact et Arnaud, qui travaille chez un concurrent de Schindler, lui a fait part de son envie de changer d'air. « Je travaillais comme ingénieur logistique en usine, je voulais évoluer vers le terrain. Frédéric m'a parlé de Schindler, il m'a motivé », raconte Arnaud. Son ami lui demande une lettre de motivation, un CV, transmet le tout au DRH. Et le tour est joué. Aujourd'hui, Arnaud est de l'autre côté de la barrière. Quant à Frédéric, il a touché la prime de 500 € au bout des trois mois de période d'essai d'Arnaud et, désormais, il se tient « à l'affût » des besoins de recrutement de l'entreprise. « Je ne manque pas une occasion de faire la promotion du métier d'ascensoriste dans mon entourage. Mais je ne vais pas le proposer à n'importe qui dans la rue. Il ne s'agit pas de faire du volume. En parrainant un candidat, on engage sa responsabilité. »  
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Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique Economie

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