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05 février 2012 Mise à jour, 19h43 Toute l'actualité RSS Widget Twitter Facebook Newsletter Newsletter Mobile Mobile iPad iPad Ajouter en page d'accueil Ajouter en page d'accueil

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Médicaments en libre-service : pourquoi vous payez trop cher

Des prix allant du simple au double ? Notre enquête sur ces médicaments non remboursés vendus en libre-service et les pratiques commerciales des laboratoires pharmaceutiques.

 
23.12.2009
Les médicaments non remboursés sont-ils trop chers ? Force en tout cas est de constater que d'une ville à l'autre, voire d'une pharmacie à l'autre, les écarts de prix sont considérables. La preuve ? Nous sommes allés voir dans huit officines en Ile-de- et en province. Les résultats sont spectaculaires. Ainsi le médicament contre les migraines Nurofen se trouve à 1,48 € à contre 2,90 € dans une officine de Montpellier (Hérault). Autre exemple, la boîte de pastilles Rennie contre les brûlures d'estomac est vendue 4,90 € dans une pharmacie parisienne contre… 9,55 € à Strasbourg (Bas-Rhin). Des prix allant du simple au double ! En autorisant en juillet 2008 la vente de ces médicaments en libre-service, la ministre de la , Roselyne Bachelot, n'avait sans doute pas prévu de tels écarts. Une inégalité choquante des Français face aux prix de ces médicaments dont s'est emparé Michel-Edouard Leclerc pour contester le monopole des pharmaciens. En s'alignant sur les prix plus compétitifs, le chantre du pouvoir d'achat se fait fort de vendre dans ses rayons les antidouleur ou la vitamine C moitié moins cher que les prix moyens de vente en France. Mais, pour l'heure, il n'est pas autorisé à le faire. Des marges bénéficiaires protégées Reste à savoir pourquoi les mêmes comprimés sont abordables ici et hors de prix ailleurs ? La faute au manque de concurrence entre pharmaciens, proclame Michel-Edouard Leclerc. En réalité, la responsabilité en reviendrait plutôt aux laboratoires pharmaceutiques. Car si ces derniers accordent des remises importantes aux pharmacies indépendantes, ils ne veulent pas entendre parler des centrales d'achat qui regroupent, elles, des milliers d'officines. Histoire de ne pas casser les prix, ni rogner leur marge bénéficiaire. Conséquence : dans ces pharmacies, les médicaments en libre-service sont 30 % trop chers. Interrogé sur le sujet, le ministère de la Santé prétend que la mesure se serait soldée par une baisse des prix. Sans la chiffrer.  
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Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique A la une

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