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Les congés parentaux dans le collimateur

Leur durée pourrait être raccourcie mais ils seraient mieux rémunérés. Le but : inciter les pères à les prendre et faciliter la réinsertion des parents qui l'utilisent. Tollé des associations familiales.

 
06.06.2009
Tollé en vue chez les parents… Accusés par le de la République d'être « à l'origine d'un immense gâchis », les congés parentaux sont sur la sellette. Le Haut Conseil de la famille, installé hier par , a été chargé de ce dossier prioritaire en vue d'une réforme. L'une des pistes privilégiées par le , consisterait à rendre ces congés « plus courts et mieux rémunérés ». Pour deux raisons : afin d'encourager les hommes à les prendre (ils sont seulement 1 %) et surtout lutter contre ce « cadeau empoisonné » qui freinerait la carrière des femmes. Des arguments qui font d'ores et déjà hurler les associations familiales. Le congé parental se banalise. Créé il y a vingt-cinq ans, le congé parental permet à un parent de rester à la maison ou de diminuer (en se mettant à temps partiel) son activité professionnelle pour s'occuper de son enfant en bas âge. Limité à six mois pour le premier enfant, il peut aller jusqu'à trois ans à partir du deuxième (voire six ans si un troisième arrive entre-temps). Le bénéficiaire reçoit en échange une prestation allant de 138,53 € jusqu'à 552,11 € par mois. Conçu à l'origine pour les familles de trois enfants, ce système a été étendu en 1994 à celles de deux enfants, puis à un. De quoi, sans doute, expliquer son succès. Le nombre de bénéficiaires a depuis explosé. Plus de 536 000 parents se sont absentés ainsi du marché du travail en 2008, dont 98 % de femmes. Le plus souvent, elles sont peu qualifiées, en situation de précarité et ont le plus grand mal à se réinsérer après le congé… Un constat mis en avant par de nombreux chercheurs et des féministes, qui réclament depuis longtemps de raccourcir le congé parental. Une hypocrisie aux yeux de Nicolas Sarkozy. Une revendication entendue, semble-t-il, par le président de la République. A ses yeux, ce fameux « libre choix » du congé parental est une hypocrisie. « L'arrêt de travail ne peut plus être le mode de garde des jeunes enfants auquel on doit se résigner », a-t-il déclaré en février dernier lors de son discours de politique familiale. Et pour lui « l'intérêt de ces femmes, c'est de mettre en place les conditions de leur retour à l'emploi ». Son idée serait de réduire ce congé (sans doute à un an) avec une meilleure rémunération, en l'assortissant d'une formation et d'un accompagnement par Pôle emploi. La réflexion est maintenant engagée. Elle devrait durer « au moins jusqu'à la fin de l'année » a indiqué hier la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano à sa sortie de Matignon, pour aboutir à « une meilleure égalité hommes-femmes ».  
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Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique Economie

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