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Le moral des ménages et des industriels reste «très bas»

 
27.05.2009
«Ça va vous ?» «Et bien, un tout petit peu mieux, mais ce n'est pas vraiment ça...» Si en mai le moral des ménages et celui des industriels poursuivent leur lente remontée, ils restent néanmoins «à un niveau très bas», selon l'Insee qui a publié mercredi matin ces deux indicateurs. «La hausse de la confiance des ménages et du climat des affaires en mai, qui fait suite au redressement amorcé en avril, confirme que les agents économiques reprennent leurs repères et que l'économie française est entrée en phase de convalescence», estime-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Economie, . Les ménages un peu plus optimistes. Le moral des ménages français a poursuivi sa lente remontée au mois de mai  pour s'établir à -40 points*, a annoncé l'Insee.  Le solde mesurant le moral des ménages, qui avait atteint un plancher historique en juillet dernier à -47 points, était passé à -43 en février, à -42 en mars et -41 en avril.  En mai, l'opinion des ménages sur l'évolution future du niveau de vie en s'améliore de nouveau légèrement (le solde passant de -54 en avril à -51 points). Les ménages français sont aussi légèrement plus optimistes sur leur situation financière future (-17 points contre -18 un mois plus tôt), note l'Insee. Enfin, le solde sur «l'opportunité de faire des achats importants» progresse un peu en mai (-28 contre -30 en avril). Cela pourrait confirmer la résistance de la des ménages qui a progressé de 0,7% en avril malgré la crise économique. Pour les chefs d'entreprise, «la conjoncture industrielle est restée dégradée». Quant au moral des industriels, il reste lui aussi très bas, gagnant également un point à 72 points**. Il avait atteint en mars son plus bas niveau depuis sa création, à 68 points. Il reste «toujours à un niveau très bas», bien inférieur à celui d'avant le choc de la crise internationale à l'automne dernier, selon l'Insee. Les entrepreneurs de l'industrie manufacturière estiment que la baisse de leur activité passée s'est quelque peu atténuée. En revanche, «les carnets de commandes, globaux comme étrangers, se dégarnissent à nouveau et demeurent considérés comme très peu étoffés», souligne l'Insee. * Le chiffre indiqué correspond à un solde qui est obtenu par la différence entre le pourcentage des réponses positives et le pourcentage des réponses négatives. Par exemple, si à une question on obtient 70 % de réponses négatives et 30 % de réponse positives, le solde sera alors de - 40 points. Si le niveau de ces soldes n'est pas directement interprétable, ses évolutions le sont. ** Contrairement à l'indicateur du moral des ménages qui est une donnée exprimée en valeur négative, celui des industriels l'est en valeur positive. Mais pour savoir s'il est bas ou non, il faut le comparer à la moyenne de l'indicateur établi sur plus de trente-trois ans qui est de 100. Ainsi, à 72 points, il est bien en dessous et reste donc très bas. Quand en mars, il tombe à 68 points, il atteint son niveau historiquement le plus bas.
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Cet article a été publié dans la rubrique Economie

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