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18 mai 2012 Mise à jour, 20h09 Toute l'actualité RSS Widget Twitter Facebook Abonnement Abonnement Newsletter Newsletter Mobile Mobile iPad iPad Ajouter en page d'accueil Ajouter en page d'accueil

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Des millions d'usagers victimes de l'abus des numéros surtaxés

Dès que l'on tente de joindre la Sécu ou le service clients de sa banque, on tombe sur un appel surtaxé. Ces numéros surfacturés sont pourtant interdits. Problème : la loi n'a dans ce domaine jamais été appliquée.

 
19.08.2010
Six ans d'attente et toujours pas de numéros gratuits pour appeler la Sécu ou Pôle emploi… Pourtant, depuis 2004, la loi oblige ces organismes sociaux à mettre à disposition des usagers des numéros accessibles gratuitement depuis un téléphone fixe ou un mobile. Problème : le refuse toujours de publier les décrets d'application. A Bercy, on considère ainsi que « la gratuité totale favoriserait l'augmentation du nombre d'appels ». La riposte s'est donc organisée. En 2008, une pétition réunissant 100000 signatures avait été remise à l'Elysée. Sans effet. Farouchement opposé aux numéros payants, le sénateur de Moselle, Jean-Louis Masson, vient d'engager une procédure devant le Conseil d'Etat contre le gouvernement. Mais là encore, pas sûr ce que cela suffise à faire bouger les choses. Car ces numéros d'appel surfacturés sont une manne pour des services publics en mal de ressources financières. Du côté des entreprises privées, elles ne peuvent plus en principe surtaxer le coup de fil de clients qui appellent leur hot lines pour se plaindre. Mais peu d'entre elles jouent le jeu. Et les tarifs annoncés sont toujours basés sur le coût d'un appel passé depuis un téléphone fixe. En clair, si vous appelez depuis un mobile, vous serez sans doute facturé hors forfait ou surfacturé par votre opérateur. Idem si vous appelez depuis votre Box, à la maison. Une pratique généralisée Sous la pression d'associations de consommateurs et d'élus, la pratique de ces numéros surtaxés, généralisée comme le montre notre testing, commence à reculer. Jusque-là hostiles à la gratuité, les Caisses d'allocations familiales, qui ont reçu l'an dernier 50 millions d'appels surfacturés à 0,11 € la minute, nous ont annoncé hier un passage au tarif d'un appel local « dans les prochains mois ». Montré du doigt en avril, Pôle a réduit à 0,11 € le coût de l'appel, quelle que soit la durée. Mais les services publics rechignent encore à instaurer des numéros gratuits.  
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Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique A la une

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