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Plus d'un Français sur deux contre le retour de DSK dans le débat politique

>Politique>DSK |24 août 2011, 8h56 | MAJ : 26 août 2011, 7h53|
Dominique Strauss-Kahn est ressorti libre mardi d'une audience décisive, au cours de laquelle le juge Obus a accepté d'abandonner les charges retenues contre lui.
Mario Tama/Getty Images/AFP
DSK Dominique Strauss-Kahnjusticeavocatfemmevictime

Les poursuites pénales étant abandonnées, DSK est désormais libre de quitter les États-Unis. Il ne lui reste plus qu'à récupérer son passeport. Après avoir réglé encore «quelques petites choses» outre-Atlantique, l'ancien favori des primaires socialistes rentrera en France. Là, il s'expliquera «plus longuement», a-t-il promis mardi, alors qu'il s'exprimait en public pour la première fois depuis presque quatre mois

Il n'en a cependant pas complètement fini avec la justice américaine : les avocats de Nafissatou Diallo ont lancé début août une procédure civile devant un tribunal du Bronx pour obtenir des dommages et intérêts. Des procédures l'attendent également en France, où une enquête préliminaire a été ouverte le 8 juillet suite à la plainte déposée par la jeune romancière Tristane Banon, qui affirme avoir été agressée sexuellement en 2003 par DSK. Autre plainte, celle déposée à Pontoise (Val-d'Oise) par Thibault de Montbrial, le représentant en France de Nafissatou Diallo, pour tentative de subornation de témoin contre un adjoint au maire de Sarcelles.





Vivez minute par minute les principaux événements de la journée de mercredi:

21h17. 53% de Français sont contre le retour de DSK dans le débat politique dans les prochains mois, selon un sondage CSA pour BFM-TV, RMC et 20 Minutes. Le chiffre grimpe à 61% chez les sympathisants de droite mais passe sous la barre des 50% chez les sympathisants PS (43%) et ceux de gauche (47%).

20h48. DSK, une «voix» crédible dans la crise mais doit «réinventer un rapport à la vie publique». Le strauss-kahnien Pierre Moscovici, coordinateur de campagne de François Hollande, a estimé mercredi que Dominique Strauss-Kahn, exonéré de poursuites pénales à New York, sera une «voix» crédible dans la crise, mais qu'il avait besoin de «réinventer un rapport à la vie publique». «Je raisonne en ami avant tout. Il vient de traverser une épreuve terrible, un cauchemar comme il l'a dit lui-même. Depuis trois mois, l'essentiel de ses pensées est tendu vers ce qui s'est passé hier, le verdict. Il a sans doute, envie, besoin d'un temps pour lui. C'est sa liberté», a déclaré le député du Doubs.

20h22.François Fillon ne commente pas l'affaire DSK. «Cette affaire est une affaire privée», soutient le Premier ministre sur TF1.

17 heures. Dominique Strauss-Kahn reste à la maison. Il profite ce mercredi de sa luxueuse résidence de Manhattan pour sa première vraie journée d'homme libre. Guettant le moindre mouvement de DSK, une vingtaine de journalistes, photographes et caméramans sont installés dans la matinée devant la maison de briques située dans le quartier de TriBeCa.

16h23. «Les Français ne se soucient peut-être guère que leurs dirigeants étalent sans impunité des frasques dignes de Louis XIV, mais Manhattan n'est pas Paris»,
estime pour sa part le Wall Street Journal.

16h21. La presse américaine salue une bonne décision. «Abandonner les poursuites était la bonne décision à prendre, mais les victimes doivent pouvoir faire confiance au système», titre ainsi le New York Times dans un éditorial consacré à la décision rendue mardi par le juge de New York Michael Obus.

15h15. DSK a «payé le prix fort une absence passagère de jugement».
Après avoir expliqué au Parisien qu'il ne conseillerait pas à DSk de raconter en détail ce qui s'est passé dans la chambre du Sofitel entre lui et Nafissatou Diallo, Benjamin Brafman, son avocat, précise sa pensée dans une interview à NBC. DSK a selon lui «payé au prix fort une absence passagère de jugement qui n'avait rien de criminel». «Je pense qu'il ne faut pas émettre de jugement moral sur les gens», a-t-il poursuivi, avant de conclure : «Si on fait quelque chose de déplacé, on n'est pas pour autant poursuivi en justice».

VIDEO. Et maintenant...le procès civil


 13h34. Une enquête préliminaire va être ouverte par le parquet de Pontoise, selon une information du Figaro. Cette enquête fait suite à la plainte déposée par la défense de Nafissatou Diallo pour tentative de subornation de témoin. Elle vise l'un des adjoints au maire de Sarcelles, François Pupponi.

13h 30. Dominique Strauss-Kahn veut redorer son image.
 Selon la radio RTL, c'est dans une véritable campagne de communication que va se lancer Dominique Strauss-Kahn avec pour objectif de «laver son honneur». La première étape de cette campagne serait le FMI, où les conseillers de DSK espèrent qu'il sera accueilli par des applaudissements.

VIDÉO. Soulagement au PS après l'abandon des poursuites





13h14. «DSK a obtenu une sorte de traitement spécial», selon l'avocat pénaliste Alan Dershowitz, professeur de droit à Harvard qui s'exprime sur le site leséchos.fr. «En général, dans un cas typique où une femme déclare avoir été violée et où il y a des questions sur sa crédibilité, l'affaire va jusqu'au procès surtout s'il y a la preuve d'un rapport physique. Il a eu droit à des égards particuliers comme cela arrive dans le cadre d'affaires hypermédiatisées», assure-t-il sur le site internet du quotidien économique.

13 heures. La famille en Guinée de Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui a accusé Dominique Strauss-Kahn de crimes sexuels, estime que justice n'a pas été rendue à la Guinéenne déclare un de ses frères à Conakry. «On s'en remet à Dieu le Tout-Puissant mais on aurait souhaité que justice soit rendue pour ma soeur», a indiqué Mamadou Dian Diallo, frère aîné de mêmes père et mère que Nafissatou Diallo, âgée de 32 ans. «Tout ce qui se passe, c'est le fait de Dieu. C'était prévu, Dieu est le seul juge», a fait remarquer M. Diallo, un homme d'affaires qui vit à Conakry.

12h43. DSK au FMI mercredi ou jeudi. C'est ce qu'affirme RTL, citant des proches. Selon la radio, DSK «compte passer par le FMI avant de rentrer en France». Autre affirmation de RTL, en contact avec l'équipe de communication de l'ancien favori des sondages : il n'y aurait pas de grande interview accordée à une dizaine de quotidiens mondiaux, comme l'avait affirmé Challenges.

VIDEO. Libre, DSK dîne avec sa femme et son avocat.





12h04. The Guardian : «Un Berlusconi suffit.» Le quotidien britannique de gauche estime, dans un éditorial, qu'«une réhabilitation de M. Strauss-Kahn déshonorerait la gauche française. Le Parti socialiste a déjà assez de problèmes sans se laisser humilier d'une manière aussi choquante». Le journal affirme : «Sa carrière politique est finie. Elle ne devrait pas être ressuscitée. Il ne peut plus forcer le respect nécessaire à un ministre de haut rang, encore moins un chef d'Etat. Un Berlusconi suffit.»

10h45. «Une atteinte au combat des victimes de viol» pour le NPA. Dans un communiqué le Nouveau parti anticapitaliste déclare que l'épilogue de l'affaire DSK «est un coup très dur contre le droit des femmes victimes de violences sexuelles, de viols».

10h29. Un goût «amer» et «nauséabond». Voilà l'impression laissée par la fin de la procédure pénale américaine visant Dominique Strauss-Kahn à la présidente du Front national, Marine Le Pen, qui s'exprime sur France Info. Parlant des «amis socialistes» de DSK, elle affirme qu'ils semblent «soulagés de voir disparaître quelqu'un qui était présenté comme étant le candidat imposé en quelque sorte à la présidentielle».

10h28. L'affaire DSK quadruple l'audience de France 2
, selon Emmanuel Berretta. Le journaliste du Pointaffirme que «selon les chiffres publiés par Médiamétrie, 936 700 personnes ont suivi, mardi, sur France 2, en léger différé, l'audience pénale dans l'affaire DSK, soit 10,1 % de part d'audience» et que «cette page spéciale a permis à la chaîne de quadrupler l'audience de la case horaire par rapport à la veille».





9h07. Complot à l'Elysée : Claude Guéant nie en bloc.
«Les accusations proférées par certains amis de DSK ont été grotesques et scandaleuses. Comment voulez-vous que l'Elysée ou quiconque en France instrumentalise la police et la justice de l'État de New York ?», s'emporte le ministre de l'Intérieur sur Europe 1.

8h53. Une grande interview à une dizaine de quotidiens mondiaux. Ghislaine Ottenheimer, rédactrice en chef de Challenges , confirme sur Europe 1 une information parue hier sur le site internet de son hebdomadaire. «La stratégie de défense pendant toute cette affaire a été de ne rien dire. Dominique Strauss-Kahn s’y est tenu scrupuleusement, il n’a rien raconté, même à ses proches. Il a été extrêmement abîmé par cette affaire, touché, et il a besoin de se reconstruire. Et dans cette construction, avant de refaire de la politique, de l’économie, que sais-je, il a besoin de s’exprimer», explique-t-elle.

8h20. «Ça ressemble à une tragédie antique», lance Hubert Védrine sur France Inter. L'ancien ministre des Affaires étrangères assure que DSK est «quelqu'un qu'[il] aime bien». «Je n'ai pas grand chose à ajouter», déclare celui qui aimerait que cette affaire engage à mener une réflexion sur les «commentaires hâtifs» et sur «la justice américaine». Hubert Védrine affirme par ailleurs, qu'il serait «important que Dominique Strauss-Kahn nous dise aujourd'hui ce qu'il pense de la crise», avant de conclure : «N'oublions pas la jeune femme guinéenne parce qu'on ne sait pas très bien...»





7h45. Jean-Luc Mélenchon évoque «un goût pénible d’inachevé». Interrogé sur Europe 1, le candidat du Front de gauche à la présidentielle, prévient que ce sentiment est très présent «dans la mouvance féministe, de laquelle [il est] proche». «On a l’impression qu’on n’a pas tranché sur des faits mais sur la crédibilité de cette femme. Il me semble que ce sont les faits qui comptent, quand bien même ce serait la pire menteuse du monde, elle ne mériterait pas d’être violée», assure-t-il, tout en précisant : «je ne dis pas qu’elle a été violée».

VIDÉO. Jean-Luc Mélenchon sur Europe 1.




7h42. DSK «ne perd pas son calme facilement», confie à i-télé l'un de ses avocats, William Taylor qui assure également que l'ancien patron du FMI n'est pas quelqu'un de très «émotionnel». L'avocat explique que ce qui a été «le plus dur a été d'aller lui rendre visite à Rikers Island et le voir dans une cellule, en combinaison orange et menotté».

VIDÉO. Taylor : «le plus dur a été de lui rendre visite».



7h30. Annie Sugier dénonce un «déni de justice», sur Europe 1. La présidente de la Ligue internationale des femmes, co-créatrice du comité «Justice pour Nafissatou Diallo» assure : «Dans cette affaire, on passe d'un extrême à l'autre et cela me choque tout autant : d'abord, on traîne quelqu'un menotté à la face du monde entier et après on clôt une affaire sans avoir eu de débat contradictoire sur le dossier.»

3h13. DSK blanchi, mais pas innocenté pour la presse. Les éditorialistes français soulignent avec un bel ensemble que Dominique Strauss-Kahn a été blanchi, mais pas innocenté la veille par le tribunal de New York, et certains estiment difficile ou même impossible son retour en politique.
«Loin d’être blanchi, DSK va devoir désormais subir, comme une autre peine, le regard suspicieux de l’opinion publique. Évoquer son retour sur la scène politique française paraît donc hors sujet», estime ainsi Yves Thréard dans Le Figaro.
Sylvain Bourmeau écrit, lui dans Libération,que cette affaire a permis de faire éclore plusieurs «registres de vérités» : celle des policiers et magistrats new-yorkais, des romanciers ou scénaristes, mais aussi dans la «pratique journalistique».
Dominique Quinio, dans La Croix, fait un catalogue des victimes: «Beaucoup de perdants, trop de perdants, dans ce qu'il convient d'appeler l'affaire Strauss-Kahn. Perdante, aussi, l'image de la justice». «D'autres épisodes sont à prévoir», conclut le quotidien catholique.
Pour Dominique Garraud dans la Charente Libre, «blanchi judiciairement, il sort de cette épreuve politiquement carbonisé». Quant à l'éditorialiste du Monde, DSK «est surtout victime de sa propre imprudence».





3h00. DSK fête l'abandon des poursuites dans un restaurant italien. L'ancien favori des sondages s'est rendu dans un restaurant italien de Manatthan, « L'Artusi ». Selon les informations de RMC/BFMTV «il y était notamment accompagné de son épouse Anne Sinclair, de sa fille et de l'un de ses avocats William Taylor».

VIDÉO. La soirée de DSK dans un restaurant new-yorkais.




 

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